lundi 19 juin 2017

Gilet pomme de pin


Au dernier salon AEF (qui remonte, je te l'accorde, mais je suis une tricoteuse lente et distraite et entre temps j'ai déménagé à Bruxelles) j'ai acheté 4 écheveaux de laine suédoise Ullcentrum au stand des Tricoteurs volants (excellent rapport qualité-prix). La question capitale était : qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire avec cette laine sublime et lui faire honneur sans la gâcher ? L'idée d'un cardigan moutarde me trottait dans la tête depuis quelques mois, et en surfant sur Ravelry je suis tombée sur ce cardigan pomme de pin. Bien sûr, je l'ai acheté sans lire les commentaires utilisateurs...

Cela dit il a fallu que je me penche sur le patron une fois acheté pour comprendre... et bien qu'il est incompréhensible au moment de monter le motif. Je suis donc allée voir les retours d'autres tricoteuses pour voir que ce n'est pas moi qui était trop bête mais bien le montage qui était tordu. J'ai donc pris le temps d'essayer de comprendre le motif, les répétitions, pour finalement monter un nombre de mailles qui soit un multiple du motif en veillant à rester pas trop loin des tailles indiquées dans le patron. Le gilet de base étant assez serré, j'ai monté 224 mailles pour une taille L (4 mailles de bordure de chaque côté inclues).


J'ai aussi élargi les emmanchures (sans la sculpter, vu que j'ai considérablement adapté le patron, je ne me voyais pas m'y fier pour ça, d'autant que je m'y connais absolument pas), ce qui a généré un petit casse-tête au moment de faire les manches. En effet, dans le patron elle fait les manches en rond sans augmentation - et comme je suis têtue, et à tort apparemment, j'ai voulu tricoter les manches en rond aussi. Résultat, j'ai dû répartir des augmentations comme une cochonne en augmentant à chaque début et fin de rang toutes les fins de motifs. En maîtrisant bien le motif, grâce au jeu des jetés et des réductions, vous pourrez faire les augmentations en enlevant les réductions à certains endroits ou en faisant un jeté en plus.

Au niveau du col (les cols enveloppant ne me plaisant absolument pas), j'ai bidouillé de façon vraiment crasse un col V (pourquoi j'ai fait ça sur un motif super complexe alors que je ne sais pas en faire, je vous pose la question). Typiquement, j'avais tellement hâte d'avancer que je n'ai pas fait de réductions pour le col dans le dos... Mais bon, ça ne se voit pas trop. Pour la bande de boutonnage, j'ai tout fait en allers-retours sur une aiguille circulaire en ne relevant alternativement pas une maille sur 3 et une maille sur 4. Là aussi, ça a l'air d'aller. Par contre, j'ai réparti 6 boutonnières et vous pourrez constater que je n'ai mis que 5 boutons... La 6ème boutonnière étaient bien trop haute mais hé, c'est ce qui donne le côté fait-main !

Vu qu'il me restait pas mal de laine, j'ai ajouté 2 petites poches que je trouve assez mignonnes. Ayant fait ça complètement à l’œil, elles ont l'air très décentrées, mais vu que je compte surtout porter le gilet ouvert, ça ne se verra pas trop.

J'ai tricoté avec des aiguilles 3,5 pour les côtes et 4 pour le corps, et il m'a fallu 3,5 écheveaux d'Ullcentrum. Les boutons ont été achetés chez Veritas. Le blocage est assez important avec cette laine pour faire apparaître le motif et la laine prend vraiment en douceur et en souplesse. J'ai hâte de le porter... cet automne !

lundi 24 avril 2017

Le challenge Puna


Je ne sais même plus quand j'ai acheté ces pelotes de Puna, si séduisantes avec leur composition 100% alpaga et leur côté "poilu". Le seul truc que je sais c'est qu'elles ont le défaut de leurs qualités. Elles sont impossibles à torsader, et elles ont une souplesse qui fait que le tricot n'a pas de tenue. Je me suis donc battue pendant des mois, sur au moins 3 projets avant autant de détricotage. Clairement, mon côté à la one-again en tricot m'a porté préjudice ! Je me suis donc résolue à acheter un patron, et surtout, à le respecter à la lettre. Une fois de plus, Instagram est venu à ma rescousse, et c'est là que j'ai découvert ce très joli patron "Sur un nuage" de Lili comme tout.



Je me suis donc mis au boulot. Le problème de ce patron c'est qu'il se tricote en aller-retour, et forcément, les rangs envers, bon ben on aime moins ça. Mais j'ai quand même pu aller vite, et je crois que je l'ai fini en deux semaines. D'ailleurs, l'irrégularité de mes mailles et le fait que la laine était un peu tordue à cause de mes détricotages répétitifs ont bien disparu après le blocage, et la laine en est ressortie encore plus douce !

Je l'ai tricoté en taille M puisque je tricotais en fil simple (le patron étant un mélange de Flora et d'un autre fil) et il me fait parfaitement bien, même si je trouve les manches un poil serrée. C'est donc un pull à porter à même la peau (#sexy), ce qui n'est pas gênant vu la douceur de la Puna. Je crois qu'il m'aura fallu 8 pelotes, ce dont je ne suis pas certaine puisque j'ai froggé un gilet que j'avais quasiment terminé. J'ai un peu perdu le compte.



Le tombé est très joli, même j'ai un peu serré mes côtes sur la bande de boutonnage, mais ça ne me gêne pas. C'est juste un peu compliqué de monter le bon nombre de mailles, mais disons que cela vient avec l'expérience. Il faut aussi décaler un peu le premier bouton sur la droite, car j'ai remarqué sur d'autres modèles qu'avec le poids du pull la boutonnière se détend un peu et c'est un peu dommage. Les boutonnières sont aussi expédiées avec ce simple jeté, je pense la prochaine fois les structurer un peu en rabattant 2 m à chaque boutonnière, même si, avec les boutons, elles ne se voient pas, mais cela peut faire la différence sur la première.

Je vais très probablement en refaire un (enfin, quand j'aurais fait tous mes autres projets... as if), soit en naturel, soit en rose poudré (si quelqu'un a acheté le rose poudré, je veux bien discuter de la teinte, si elle est bien pâle ou non) avec des boutons nacrés, pour un effet luxe.


Rendez-vous sur mon instagram pour des photos portées !

jeudi 2 mars 2017

Marinière du soir


Comme tout le monde je tire mon inspiration de Sézane et bien sûr, leurs marinières aux rayures métalliques ne m'ont pas échappées ! J'ai donc décidé d'en faire une moi-même, la marinière étant toujours chic. Alors que je cherchais un patron, Josée Paquin a mis une photo sur son instagram de son tout premier modèle, le Robin, qui correspondait pas mal à ce que j'avais envie de faire : un pull lose, en top-down.

Pour réaliser ce pull, j'ai eu besoin de 9 pelotes de Lima de chez Drops (qui est un mélange de laine et d'alpaga avec une très belle définition de mailles même si elle bouloche un peu à l'usage), un peu plus d'1 pelote de Myriade de chez Phildar (coloris blush). Je suis un peu sceptique quant à la résistance de la myriade en machine. Par ailleurs, j'ai tricoté les rayures en coupant le fil à chaque fois, je ne suis pas sûre que ce soit la bonne stratégie !

Je l'ai tricoté en aiguilles 3,5 et 4. J'ai donc bien entendu dû altérer le patron pour correspondre à ma nouvelle jauge (c'est faut, j'y suis allée au pif en prenant son nombre de mailles XS sachant que je tricotais donc un peu plus large). Je souhaitais aussi diminuer le diamètre des manches et avoir moins de rangs raccourcis dans le dos et je n'ai pas procédé aux diminutions du corps. Je n'aime pas non plus démarrer par le col, j'ai donc directement monté les mailles à partir de l'encolure sur les aiguilles 4 et j'ai tricoté le col en dernier en relevant des mailles. Je trouve que ça donne un peu plus de structure et de définition au pull.

C'est en tous les cas un excellent patron que je recommande à tous, même s'il est un tout petit peu difficile à comprendre au début avec tous ces rangs raccourcis et ces augmentations raglans qui ont l'air bien plus compliquées à l'écrit. Je prévois d'en refaire un autre, en coton cette fois-ci !

Après blocage, voici les mensurations du pull :
- largeur : 44 cm (un poil trop étroit, je préfère quand c'est un peu plus lose mais il me va quand même très bien)
- hauteur : 56 cm

jeudi 2 février 2017

Chaussettes (à l'aise) Blaise


Quand j'ai commencé le tricot il y a maintenant 4 ans, alors que j'étais en fin de stage et à l'orée d'une période que je soupçonnais longue et infructueuse, j'ai appris très vite à faire des chaussettes. Après avoir fait 6 écharpes et 8 bonnets, j'avais envie de pouvoir me faire quelque chose qui n'était pas de l'ordre de l'accessoire mais du vêtement, tout en ne me sentant pas assez expérimentée pour faire un pull. J'ai donc enchaîné les chaussettes en aiguilles 2,5 (c'était aussi mon introduction au fairisle - oui j'ai un peu les yeux plus gros que le ventre, j'apprends beaucoup en me lançant dans des trucs impossibles).

Puis, quand je suis passée enfin aux pulls, aux laines sport, worsted, bulky... j'ai laissé tomber les chaussettes.

Une photo publiée par Julie (@juglia) le

Finalement il y 2 semaines, j'ai repris une chaussette en cours dans ce très joli coloris de laine Fabel (Drops) et je me suis dit que ce serait pas mal de faire quelque chose de sobre. Je m'étais fait une paire de chaussettes esprit J. Crew (en côtes 2-2 au niveau de la cheville) à mettre dans mes bottines, mais elles sont en Karisma et très épaisses (et aussi très chaudes). Or, y a pas à dire, des chaussettes en pure laine ça fait la différence en hiver, et des fines sont plus pratiques à porter.

J'ai aussi souhaité adopter un bord roulotté en haut, comme les chaussettes Muji que j'aime beaucoup, et puis ça simplifiait tout car il suffit de tout tricoter en jersey.



En voici donc le patron tout bête pour un 38 :
avec 2 pelotes de Drops Fabel et des aiguilles 2,5, tricotées en magic loop bottom-up.

- monter 16 m avec la méthode du Judy's magic cast-on. Il est possible d'en monter moins, comme c'est souvent le cas sur les patrons de chaussettes mais je déteste l'effet "pointu"
- augmenter en début et fin de rangs pour arriver à 26 m sur chaque côté. Ca reste très extensible, donc si vous chaussez plus large, soyez prudents dans le nombre de mailles que vous ajoutez.
- tricoter tranquillou bilou jusqu'à atteindre 14 cm puis augmenter de 16 m sur la face du bas, en ajoutant des mailles en début et fin de rang, un rang sur 2. Sur la dernière augmentation, augmenter aussi de 2 m la face supérieure (ces mailles là vont nous servir à ce qu'il n'y ait pas de trou après le talon)
- une fois toutes les augmentations faites, passer au talon avec la méthode des rangs raccourcis. Pour arriver à un 38 bien ajusté, je tricote jusqu'à ce qu'il y ait 10 m laissées en attente sur chaque côté
- le premier rang après le talon, tricoter en rond en tricotant ensemble la dernière maille côté talon avec la première maille du dessus, puis la dernière maille du dessus avec la première maille côté talon (c'est pas clair mais quand vous y serez vous le verrez)
- tricoter en rond jusqu'à ce que la longueur vous plaise. Dans mon cas, ça reste un peu ample au niveau de la cheville mais j'avais la flemme de faire des diminutions et des augmentations. Après, vous faites ce que vous voulez !
- rabattre souplement les mailles à l'aide d'une aiguille de diamètre supérieur (dans mon cas, 4)

Quelles sont vos méthodes de prédilection sur les chaussettes ?